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La betterave jaune ovoïde des Barres

En un mot...

Très ancienne variété de betterave à la peau jaune et à la chair blanche, allongée. Apparue en 1853, elle est devenue à la fin du 19ème siècle une des variétés fourragères les plus cultivées en France et dans le monde avant de frôler la disparition.

Carte d'identité

Beta vulgaris

Semences disponibles 

En essai chez des maraîchers

Les origines

Dans les années 1800-1850, la culture de la betterave fourragère est bien implantée dans le Gâtinais, dont le sol est favorable à cette production. La variété Jaune ovoïde des Barres a été obtenue en 1853 par le grand-père d’Henri Vilmorin sur le Domaine des Barres dans le Loiret. Il mène alors une sélection de la variété Jaune d’Allemagne, avec pour objectif de l'adapter aux conditions pédoclimatiques locales.

Il obtient une variété décrite comme "à la fois rustique, productive et d'un arrachage facile" ; elle s'accommode bien de sols sablonneux ou calcaires, de qualité médiocre, et résiste aux sécheresses et au gel.

Ces qualités en font par la suite une des betteraves fourragères les plus cultivées en France et à l’étranger à partir de la fin du 19ème siècle ; Henri Vilmorin mentionne par exemple son succès en Ecosse !

Particularité de cette variété, également rapportée par M. Vilmorin : sa richesse remarquable en sucre, qui fait qu'elle est occasionnellement utilisée dans les distilleries agricoles, notamment en fin de saison, lorsque les stocks de betterave à sucre sont épuisés.

Sa présence diminue ensuite avec le recul général de la production de betteraves fourragères en Europe, jusqu'à disparaitre complètement de France.

Dans les années 2000, l'URGC retrouve sa trace au Québec, commercialisée par Patrice Fortier de la Société des plantes. Il a lui-même retrouvé cette variété sous le nom 'Yellow Intermediate' auprès de compagnies américaines comme Abundant Life Seed Fundation, Peace Seed et Seeds of Change. On la retrouve d'ailleurs toujours sous ce nom anglais chez Seeds Savers Exchange. 

La racine est de forme allongée, arrondie aux extrémités. Elle sort beaucoup de terre, ce qui rend l'arrachage facile. Elle est grosse (400 grammes) et peut devenir très grosse en fin d'automne (1000 grammes).

La racine a la peau jaune orangé et une chair blanche, quelquefois légèrement teintée de jaune. Elle est sucrée et très nutritive. 

Les feuilles sont très grandes et belles. Elles sont d’un vert très blond, à nervures et à pétioles vert pâle. 

Description

Participez à sa description ! Remplissez la grille et renvoyez-la à l'URGC.

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Crédit photo URGC

Au potager

Particulièrement rustique, cette betterave est résistante à la chaleur, au froid et à l'humidité. Elle est peu sensible aux maladies et moins attaquées par les ravageurs. Elle se conserve bien au champ.

Elle a  un rendement et un calibre intéressants. En plus de la racine, son feuillage très développé peut être consommé comme des blettes.

Elle se cultive comme une betterave rouge classique ; elle est adaptée à toutes les saisons, avec un semis au printemps pour des betteraves primeur ou en été pour des betteraves de conservation.

Découvrez ci dessous des conseils généraux sur la culture d'une betterave, la fiche de culture détaillée de l'URGC présentant les spécificités de la variété.

Sélectionnée comme betterave fourragère, cette variété aurait pu présenter un intérêt gustatif limité... et pourtant, elle est aujourd'hui très appréciée des cuisiniers !

Pour apprécier ses qualités, il est conseillé de la récolter assez jeune et de ne pas trop la laisser grossir. Légèrement sucrée, son goût est plus subtil que la betterave rouge et sa texture bien croquante.

Ses feuilles vertes tendres uniformes sont également très appréciées, et se cuisinent comme des blettes ou des épinards.

En cuisine

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