La Berrichonne de l'Indre

En un mot...

La berrichonne de l'Indre est une race originaire de l'Ouest du Berry, restée plus proche de l'ancien mouton berrichon que sa voisine la Berrichonne du Cher, dont les effectifs sont largement plus élevés (environ 140 000 brebis). Comme son ancêtre berrichon, la race est donc très rustique mais adaptable, supportant aussi bien l'élevage en bergerie que permettant de valoriser des zones à la végétation pauvre. Atout considérable, son aptitude naturelle au désaisonnement permet aux éleveurs d'avoir des agneaux à contre-saison et offre beaucoup de souplesse, ce qui est très apprécié.

Carte d'identité

1200 femelles en 2019

Une vingtaine d'éleveurs professionnels, quelques éleveurs amateurs

Production de viande d'agneau

La présence de moutons dans le Berry ne date pas d'hier, et les moutons berrichons, appréciés à la fois pour leur laine et leur viande, sont cités en belle place dans divers ouvrages dès le XVIe siècle. A partir de la fin du 18ème siècle, l'arrivée du mouton Mérinos rebat les cartes : célèbre pour sa laine, ce mouton d'origine espagnole est rapidement prisé, d'autant plus que le marché de la laine est fort lucratif. Les croisements entre les races berrichonnes et le mérinos sont donc légion à l'époque. Lorsque le marché de la laine se modifie et devient moins intéressant, ces croisements sont abandonnés. Deux voies différentes sont suivies : dans le Cher, les troupeaux sont croisés avec des races anglaises, qui permettent d’améliorer la qualité bouchère des agneaux, ce qui mènera après un long travail de sélection à la race Berrichon du Cher. ​Dans l’Indre, au contraire, les éleveurs abandonnent l’importation de races étrangères, et reviennent à un mouton plus rustique, plus proche de l’ancienne race berrichonne. Les troupeaux se concentrent plutôt dans les zones céréalières de la Champagne Berrichonne : adaptés aux longs parcours, bons marcheurs et se contentant de fourrages grossiers, ils présentent une bonne complémentarité avec la production de céréales. Malheureusement, c’est ce qui les mènera à leur perte… En 1950, l’agriculture se moto-mécanise et se spécialise ; les engrais chimiques remplacent le fumier des troupeaux présents sur la ferme : il n’y a plus de place pour les berrichons de l’Indre sur les exploitations agricoles céréalières ! d’environ 500 000 têtes en 1900, on tombe à 5000 en 1993, et 1200 aujourd’hui. 

Les origines

Description

C'est un animal très rustique, bon marcheur et surtout extrêmement résilient face aux variation de régimes alimentaires : la berrichonne de l'Indre est capable de se contenter de fourrages grossiers temporairement, puis de reprendre une alimentation plus riche ; elle valorise bien les compléments. Cela permet une conduite extensive et la valorisation de zones difficiles, mais aussi l'élevage en bergerie.

Les brebis sont prolifiques et possèdent une très grande aptitude au désaisonnement naturel, atouts considérables pour la production d'agneaux toute l'année. Les brebis Berrichonnes de l'Indre, en dehors des besoins de renouvellement, sont souvent utilisées en croisement avec de grandes races bouchères françaises pour améliorer la conformation des agneaux.

C'est une race rustique longiligne qui produit, en race pure, une viande de très bonne qualité gustative, sans excès de gras. La typicité de sa viande est reconnue au travers de son classement international à l’Arche du Goût de Slow Food.

Crédit photo : Histoires de charrues et d'assiettes

Le projet de 

sauvegarde

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La Berrichonne de l’Indre obtient le statut race menacée d'abandon pour l'agriculture en 1995. Le programme génétique, géré aujourd'hui par l'organisme de sélection GE.O.DE., vise à conserver le standard de la race. Le centre d'élevage des béliers, créé en 2008 et établi dans la Brenne, permet d’échanger les béliers entre les élevages suivant un règlement strict établi par  l'Idele et l'URGC. Il a pour objectif de leur permettre d'éviter les accouplements consanguins et de favoriser le brassage génétique. Les éleveurs peuvent choisir leur bélier selon en premier lieu le critère de variabilité génétique, puis le critère esthétique et d'aptitudes.

Crédits photos : Histoires de charrues et d'assiettes, URGC, Combawa

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